ÉDITO : Le suspense de la Loi Travail

Le 28 août 2017

Nous devions initialement obtenir du gouvernement tous les éléments sur la réforme de la loi travail fin août. Notre confédération CFE-CGC avait, à cet effet,  programmé un comité Directeur  le 28 août. 

Ce Comité a été reporté une semaine plus tard ; le gouvernement n’est pas prêt !

Il continue les concertations.

Espérons que ces prolongations seront utilisées pour infléchir certaines orientations funestes pour l’avenir de la représentation syndicale et de la protection des salariés du privé.

Un point, la fusion de toutes les instances :

J’ai pu échanger cet été avec Christophe CASTANER, le porte-parole du gouvernement, et je  lui ai expliqué l’effet contreproductif de cette mesure qui aurait pour effet d’asphyxier à terme la qualité de notre dialogue social, en raison d’une part de  l’exigence  de compétences multiples que devraient acquérir tous les représentants du personnel sur les innombrables thèmes sociaux et économiques,  et d’autre part, à la diminution considérable du nombre de délégués.

J’ai souligné en même temps la qualité du dialogue social existante en France aujourd’hui, plutôt bonne, les statistiques le prouvent. 

Je lui ai aussi expliqué que, dans l’assurance, le taux de syndicalisation est de plus du  double de la moyenne nationale.

Les syndicats ne méritent pas les critiques que l’on entend parfois, et ne souffrent pas de souci de représentativité, le taux de participation aux élections professionnelles en est la preuve flagrante.    

Nous avons aussi abordé le sujet des branches, et la diminution de leur nombre. Dans quel but, et pour quelle efficacité ?  Vouloir diminuer le nombre de branche à 80,  par exemple, n’a aucun sens. Laissons vivre les branches !

Le porte-parole du gouvernement m’est apparu plus conciliant sur ce dernier point, tout en concluant que ces sujets étaient de la responsabilité de la ministre du travail !    

Pour le reste, je n’ai pas voulu aller plus loin  et  empiéter sur les prérogatives de l’exécutif confédéral CFE-CGC et son Président François Hommeril  qui sont régulièrement impliqués dans ces discussions.

Une vision essentielle, que je partage avec lui, toutes ces transformations ne produiront aucun effet sur l’embauche en France, le remède est ailleurs.

Attendons donc la copie du gouvernement, et espérons être entendus.  C’était ma conclusion lors de la rédaction du billet que j’avais écrit après l’élection du président de la République.

Joël MOTTIER

Président de la Fédération de l’Assurance

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