ÉDITO : Loi Travail

Le 11 septembre 2017

Le suspens n’aura pas duré longtemps. Les ordonnances sont publiées !Elles contiennent des décisions qui confirment toutes les craintes que nos négociateurs pressentaient.

Si les négociations de branches sont partiellement sauvegardées, il n’en est pas de même sur le sujet du traitement des salariés et des moyens donnés aux syndicats.

La décision de fusionner toutes les instances peut être pertinente pour les petites entreprises ou celles de moins de 300 personnes, mais elle rendra moins efficace la mission de nos délégués dans les plus grosses voire très grosses entreprises.

De même, la limite du même mandat fixé à 12 ans, hypothéquera la pérennité de nos structures syndicales en les privant à terme de délégués expérimentés qui apportent aujourd’hui énormément à notre collectif.

Le gouvernement s’est bien gardé d’écrire les mêmes lois à destination des mandats politiques !

Cette baisse des moyens donnés aux syndicats risque fort d’affaiblir leur efficacité avec pour effet une diminution de la protection des salariés. Prenons un exemple. En Allemagne, dont on nous a dit tant de bien des réformes Haartz sur la flexisécurité, on reconnait d’avantage la valeur du Travail puisque les représentants des salariés siègent au Conseil des grandes entreprises (1/3 des sièges leur sont réservés dans les sociétés de 500 à 2000 salariés, 50% au-delà). Nous attendions une grande reconnaissance de Travail et du fait syndical. Une avancée en ce sens était possible. Notre déception est grande.

Pour la flexisécurité nous avons bien trouvé la flexibilité pour la sortie des salariés mais nous cherchons toujours la sécurité.

Côté création d’emplois nous sommes convaincus que ces ordonnances n’auront aucun effet.

Il existe certes, quelques éléments positifs dans ces ordonnances mais dont la portée est infime comparée au recul de certains dispositifs.

Notre Fédération Assurance ne souhaite pas s’associer à la journée du 12 septembre, à l’appel de la CGT et des Insoumis. Nous ne souhaitons pas politiser ce débat.

Nous suivrons donc les consignes de notre Confédération qui s’exprimera prochainement sur ce point.

Nous nous mobiliserons donc pour exprimer notre opposition à ces décisions qui auront pour conséquences de fragiliser la situation des salariés de notre pays.

La CFE-CGC Assurance restera mobilisée dans toutes nos entreprises pour continuer inlassablement à défendre les intérêts des salariés et œuvrera, malgré les vents contraires, à la défense de leurs intérêts.

La CFE-CGC Assurance ne baissera pas les bras elle est déterminée à renforcer encore son engagement dans les entreprises.

C’est ce qu’attendent les salariés, ils peuvent compter sur nous!

Joël Mottier

Président de la Fédération de l’Assurance CFE-CGC

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