La qualité de vie au travail

ACTION FÉDÉRALE

 La qualité de vie au travail

 Plutôt que de parler de souffrance au travail, comme peuvent l’illustrer les différentes situations aigües vécues  par les salariés dans certains cas, nos patrons préfèrent nettement l’appellation  Qualité de vie au travail plutôt que souffrance au travail…

Comme s’il suffisait de changer quelques mots pour régler ce problème, et peut être aussi considérer que la souffrance au travail n’existe pas chez eux.

 La réalité est bien évidemment moins câline. Les excès de productivité voulus par nos entreprises, les contraintes en matière de réduction des coûts, la concurrence effrénée que se livrent nos sociétés, sous le dictat impitoyable du marché, donc de nos clients, à qui il faut servir aujourd’hui une qualité de service irréprochable, au tarif le plus bas, dans les délais les plus rapides.. ajoutons les exigences des actionnaires (dans certains cas) la réduction des frais généraux, des modifications d organisation d’entreprises optant souvent pour des structures en open space…la mise en place de tableaux de reporting dont le nombre explose littéralement , le manque de moyens, de  formation continue  des managers et l’exigence de résultats qui pèse sur eux, sans compter une pression jamais connue sur les réseaux commerciaux…

 La liste des éléments perturbateurs est  impressionnante, et ce cocktail abouti à des situations qui se multiplient, de souffrance parfois extrême de salariés qui ne trouvent plus les solutions pour rester dans la course…jusqu’à malheureusement parfois dans des cas ultimes, commettre l’irréparable.

 L’action de nos délégués dans les entreprises consiste aussi à veiller et prévenir ces situations, en intervenant dans les différentes instances, et plus particulièrement les CHSCT. Interventions le plus en amont possible pour faire en sorte que l’organisation du travail ne soit pas le générateur de telles situations.

Les comportements isolés doivent aussi être connus afin de corriger des déviances qui peuvent se faire jour dans nos entreprises, et dont nous savons bien qu’aucune n’est à l’abri.

L’action de nos délégués doit aussi évoluer. Bien que correctement formés techniquement, ils doivent aujourd’hui monter en compétence sur le thème de l’écoute active. Avec pour but de devenir plus efficaces dans leurs rapports quotidiens avec leurs collègues de travail, mais aussi pour se prémunir eux-mêmes d’éventuels effets destructeurs que peuvent générer ces assistances répétées auprès de salariés en souffrance.      

Nous ne sommes pas, en revanche,  médicalement formés pour cela, et ne devons surtout pas prendre la place des spécialistes experts en la matière (médecins, psychologues,..)

C’est la raison pour laquelle  une formation d’écoute active a été mise en place au plan fédéral, avec le soutien confédéral et nos médecins du travail,  elle permettra à nos délégués de mieux appréhender ces sujets, de se prémunir pour eux-mêmes, et de gagner en efficacité pour aborder ces sujets très sensibles et délicats, et ainsi mieux aider nos collègues en souffrance, et leur permettre de retrouver justement…..une bonne qualité de vie au travail.

 2013-10-10-15-08-20

 Joël MOTTIER

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